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Voici 4 situations typiques susceptibles d’entraîner un redressement fiscal, accompagnées de conseils pour bien se justifier et prévenir efficacement les risques.
Situation fréquente :
L’entreprise comptabilise certaines charges qui ne répondent pas aux conditions de déductibilité, ce qui conduit à leur rejet lors du calcul de l’impôt sur les sociétés. Par exemple :
Frais de réception ou cadeaux sans facture valide
Charges externalisées sans contrat ou sans preuve de service rendu
Salaires ou primes non prévus dans les accords collectifs ou sans feuille de paie
Comment s’expliquer et prévenir :
S’assurer que les factures, contrats, justificatifs de paiement et procès-verbaux de réception soient complets et conformes
Conserver les règlements internes relatifs aux salaires, primes et avantages
Pour les services spécifiques (conseil, publicité, marketing), joindre un dossier décrivant les résultats obtenus (photos, rapports, fichiers…)
Remarque : L’administration fiscale évalue la substance économique plus que la forme. Une belle facture sans fondement réel peut être rejetée.
Situation fréquente :
Le chiffre d’affaires est comptabilisé plus tard que la livraison effective des biens ou services
Les revenus sont regroupés dans une période suivante, alors que les opérations ont eu lieu avant
Cela modifie les bénéfices d’une année sur l’autre et affecte l’impôt dû. En cas d’écart important, cela peut entraîner des sanctions.
Comment s’expliquer et prévenir :
Respecter l’article 3 de la circulaire 78/2021/TT-BTC, selon lequel le chiffre d’affaires est reconnu à la transfert de propriété ou à la fin du service
Utiliser les contrats, bons de livraison, bons de sortie de stock et factures pour déterminer correctement la période
Pour les revenus pluriannuels (conseil, location, etc.), effectuer une répartition rationnelle et établir un tableau de rapprochement périodique
Situation fréquente :
L’entreprise réalise des transactions avec des parties liées (maison mère, filiale, entité sous contrôle commun…), mais ne constitue pas de dossier de prix de transfert conformément au décret 132/2020/NĐ-CP.
L’absence de ce dossier peut :
Mener à une imposition d’office, considérée comme une opération de transfert de bénéfices
Entraîner des amendes administratives et une classification à haut risque
Comment s’expliquer et prévenir :
Identifier rapidement si l’entreprise est concernée par les critères de l’article 5 du décret 132
En cas de transaction liée, préparer les 3 niveaux de documentation requis :
Dossier local (Local File)
Dossier principal (Master File)
Rapport pays par pays (CbCR – si applicable)
Choisir une méthode de fixation des prix appropriée (comparables indépendants, méthode du coût majoré, prix de revente, etc.)
Disposer de preuves internes expliquant la logique de tarification appliquée dans les contrats
Situation fréquente :
L’administration fiscale constate des écarts entre les états financiers et la déclaration de régularisation de l’IS, tels que :
Le chiffre d’affaires comptable est supérieur à celui déclaré
Les charges comptables ne correspondent pas aux charges déductibles
Les produits et charges exceptionnels sont mal classés ou omis
Comment s’expliquer et prévenir :
Établir un tableau de rapprochement entre la déclaration fiscale et les états financiers immédiatement après leur élaboration
Expliquer clairement les ajustements : charges non déductibles, répartitions, pertes reportées…
Joindre des annexes explicatives à la déclaration, y compris une note de divergence si nécessaire
Conseil : Fournir proactivement une lettre explicative ou une attestation peut améliorer la perception de l’entreprise auprès de l’administration fiscale et témoigner de sa transparence.