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Le Décret n°105/2026/NĐ-CP, pris en application de la Loi sur les Syndicats de 2024, est officiellement entré en vigueur le 16 mai 2026. Il introduit plusieurs changements importants concernant la gestion et la collecte des cotisations destinées au financement des syndicats.
Parmi les nouveautés les plus remarquables figurent une clarification des délais de paiement, des situations considérées comme un défaut de versement de la contribution syndicale, ainsi que des responsabilités des entreprises. Ces nouvelles dispositions imposent aux entreprises de revoir leurs procédures de gestion du personnel, de la paie et de leurs obligations financières afin d'éviter tout manquement susceptible d'entraîner des sanctions.
Le présent article présente les principaux points auxquels les entreprises doivent accorder une attention particulière.
Depuis le 16 mai 2026, le Décret n°105/2026/NĐ-CP est officiellement applicable et précise plusieurs dispositions de la Loi sur les Syndicats de 2024 concernant le financement syndical.
Ces nouvelles règles ne se limitent pas à préciser les obligations des employeurs en matière de contribution syndicale. Elles définissent également plus clairement :
Une bonne compréhension de ces nouvelles dispositions permettra aux entreprises d'anticiper les risques juridiques et d'éviter des redressements ou sanctions administratives lors des inspections ou contrôles.
L'une des principales nouveautés du Décret n°105/2026/NĐ-CP concerne la définition précise des délais de versement des contributions syndicales.
Pour la majorité des entreprises, organismes publics, organisations et coopératives qui versent leurs contributions chaque mois, le paiement doit être effectué au plus tard le dernier jour du mois suivant.
Les entreprises opérant dans les secteurs suivants :
et qui rémunèrent leurs salariés selon un cycle de production ou d'exploitation peuvent effectuer leurs versements une fois tous les trois mois.
Dans ce cas, la contribution devra être réglée au plus tard le dernier jour du mois suivant immédiatement la fin du cycle de paiement.
Par rapport aux réglementations antérieures, ces délais sont désormais beaucoup plus précis, facilitant ainsi le respect des obligations financières.
Pour la première fois, le nouveau décret définit explicitement les situations considérées comme un défaut de paiement.
Une entreprise est réputée ne pas avoir rempli son obligation lorsqu'elle se trouve dans l'une des situations suivantes :
Ces dispositions montrent que les autorités compétentes ne vérifieront plus uniquement si une entreprise a effectué un paiement, mais également :
Les entreprises doivent donc procéder régulièrement à la réconciliation de :
afin de limiter les erreurs pouvant conduire à des infractions.
Selon le Décret n°105/2026/NĐ-CP, sont assujettis au paiement des contributions syndicales :
Le montant de la contribution est fixé à :
2 % de la masse salariale servant de base au calcul des cotisations obligatoires d'assurance sociale.
Il convient de souligner que l'obligation de paiement demeure même lorsqu'une entreprise n'a pas créé de syndicat de base.
Autrement dit, dès lors qu'une entreprise emploie des salariés soumis à l'assurance sociale obligatoire, elle est tenue de verser cette contribution.
Cette question est fréquemment soulevée par les entreprises.
La réglementation actuelle prévoit clairement que l'obligation de financer le syndicat ne dépend pas de l'existence d'un syndicat de base au sein de l'entreprise.
Ainsi, toute entreprise employant des salariés affiliés au régime obligatoire de sécurité sociale reste soumise au paiement de cette contribution.
L'absence de syndicat interne ne constitue donc en aucun cas un motif d'exonération.
Les entités concernées comprennent notamment :
Les entreprises doivent éviter l'idée erronée selon laquelle seules les structures disposant déjà d'un syndicat sont concernées.
Conformément à la Loi sur les Syndicats de 2024, le taux de contribution reste fixé à :
2 % de la masse salariale servant de base aux cotisations obligatoires de sécurité sociale.
Cette contribution est entièrement à la charge de l'employeur et peut être comptabilisée parmi les charges de l'entreprise conformément à la réglementation comptable.
Dans les entreprises disposant d'un syndicat de base, les adhérents au syndicat doivent, en plus de cette contribution patronale de 2 %, verser une cotisation syndicale individuelle, conformément aux dispositions de la Confédération Générale du Travail du Vietnam.
Le taux actuellement applicable est de :
0,5 % du salaire servant de base aux cotisations obligatoires de sécurité sociale du membre du syndicat.
Il est donc essentiel de distinguer clairement :
Le Décret n°105/2026/NĐ-CP prévoit également certains cas particuliers permettant une exonération des contributions syndicales restant impayées.
Peuvent notamment bénéficier d'un examen favorable :
engagées dans une procédure légale de dissolution ou de liquidation judiciaire.
Toutefois, cette exonération n'est pas automatique.
Elle doit être sollicitée conformément aux procédures, documents justificatifs et modalités définis par la Confédération Générale du Travail du Vietnam.
Les entreprises rencontrant des difficultés financières sont donc invitées à prendre contact avec les autorités syndicales compétentes afin d'obtenir des instructions adaptées.
Selon la Loi sur les Syndicats de 2024, les ressources financières du syndicat servent principalement à protéger les droits et intérêts légitimes des travailleurs.
Ces fonds financent notamment :
L'utilisation de ces ressources doit respecter les principes de :
L'entrée en vigueur du Décret n°105/2026/NĐ-CP le 16 mai 2026 apporte des précisions importantes concernant les obligations des entreprises en matière de financement syndical.
Les nouvelles dispositions relatives :
ont un impact direct sur la gestion des ressources humaines ainsi que sur la conformité juridique des entreprises.
Il est vivement recommandé aux entreprises de procéder à une révision complète de leurs données relatives aux salariés, de leur masse salariale et de leurs procédures internes concernant les contributions syndicales afin d'assurer une conformité totale avec la réglementation en vigueur et de limiter les risques lors des futurs contrôles administratifs ou inspections.